Cohen, Sandrine – Rosine, une criminelle ordinaire

Quand son compagnon lui annonce vouloir la quitter, Rosine, qui donnait le bain à ses deux petites filles de 4 et 6 ans, entre dans une sorte d’absence à elle-même et noie ses deux enfants. Puis la conscience lui revient et Rosine hurle sa douleur et réclame la plus lourde peine
Que s’est-il passé pour que cette mère profondément aimante ait agi contre ses sentiments? Alors que le procureur général et le public se déchaînent contre elle, Clélia Rivoire, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux, veut découvrir les raisons profondes d’ un tel acte. Douée d’une belle intuition , elle est pourtant rejetée par le milieu judiciaire en raison de son impulsivité et de sonp manque de concessions. Seul Isaac son mentor reconnaît ses dons tout en lui imposant certaines limites
Célia va, à coups de boutoir et d’intuition géniale, permettre à Rosine de déterrer la vérité de son passé, une vérité dont la monstruosité dépasse le pensable

Clélia confère à ce roman psychologique une tension et une vivacité qui lui sont propres, c’est donc elle qui prend la place centrale (parfois au détriment de Rosine), elle qui refuse de se rallier au tumulte de la condamnation facile pour entendre le cri de Rosine, son désespoir, et sa souffrance
Bien que le procès et surtout la plaidoirie en faveur de Rosine soit d’une pauvreté consternante, ce livre nous rappelle qu’une vraie justice se doit de connaître l’homme bien plutôt que de reposer sur les pré-jugés et les lois

8 réflexions sur « Cohen, Sandrine – Rosine, une criminelle ordinaire »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :