George, Elizabeth – Une chose à cacher

Titre original : Something to hide
Traduction : Nathalie Serval


Il a fallu le meurtre d’une officier de police noire qui investiguait sur les mutilations sexuelles exécutées sur les petites filles pour que ces barbaries clandestines deviennent l’objet d’un intérêt réel. L’inspecteur Tommy Linley et le sergent Barbara Havers sont chargés de trouver le tueur et de poursuivre celles qui pratiquent ces excisions et infibulations.
Si la recherche du tueur est un travail de fourmi laborieux et un art de déduction, d’imagination et d’intuition qui nous tiennent en haleine, c’est davantage l’horreur de cette pratique qui nous frappe. Et la violence aussi de cette idéologie de l’excision promue au statut d’initiation, de rite de passage, de signe de pureté puisque cette mutilation assurera au futur mari la non-jouissance de sa femme moins tentée d’aller voir ailleurs si c’est mieux et n’attendant plus de lui d’être un bon amant.
Tradition, trahison transmise de femme en femme malgré la honte du corps abîmé, malgré les souffrances parfois durables, malgré les rapports sexuels où la femme est réduite à n’être plus qu’un réceptacle.
Il faut avoir l’intelligence du coeur et le courage d’un héros pour s’arracher à une idéologie dans laquelle on baigne depuis toujours.

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