Lykke Holm, Johanne – Strega

Traduction Catherine Renaud

Neuf femmes de dix-neuf ans, dont la narratrice, ont rejoint l’Hôtel Olympic isolé dans les Alpes. Elles ont été envoyées dans ce bâtiment rouge sang dominant un lac aux traîtres remous afin, aucune d’elles ne voulant devenir épouse, d’en apprendre le métier.
Elles sont pures, éthérées, pleines de rêves et de tendresse. Elles seront formées par trois enseignantes douces et sadiques, à coup de punitions collectives, à exécuter toutes les tâches de la servitude féminine et à éviter le pouvoir d’attraction des nonnes résidant au prieuré du village.
Mais l’hôtel n’attire aucun client et cette mascarade d’un service quotidien dans les chambres, à la cuisine, à table alors qu’il n’y a personne à servir engendre, et peut-être en est-ce le but, le désir de voir enfin venir cette clientèle masculine pourtant porteuse de mort. Ce sera d’ailleurs lors d’une fête donnée à l’hôtel que l’une des femmes disparaîtra.

Etrange allégorie aux relents fortement sexistes et sexués, ce livre inclassable conjugué en la personne du Nous plaira sans doute aux amateurs d’une poésie teintée d’un gothique où le rôle de la femme servile et de l’homme prédateur ont subsisté tels que jadis.
Amateur dont je ne fais pas partie.

Merci à Babelio et sa Masse Critique ainsi qu’aux éditions La Peuplade

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