May, Peter – L’homme de Lewis

Titre original : The Lewis Man
Traduction : Jean-René Dastugue

A la mort de son fils, Fin perd le contact avec sa femme et son métier de flic. Il retourne alors sur l’île de Lewis, île de son enfance et de son premier mariage, là où la tourbe est reine et où des corps en émergent parfois dans un état de préservation étonnante.
Or un de ces corps manifestement assassiné et ne datant que d’une cinquantaine d’années vient d’apparaître ; son meurtrierce pourrait donc être encore en vie. Or l’ADN du corps correspond à celui de Tormod Macdonald, un vieil homme perdu en Alzheimer et père de la première épouse de Fin. La police risque de soupçonner Tormod d’être l’auteur du meurtre (!!) aussi Fin va-t-il enquêter pour éviter une erreur désastreuse pour ce vieil homme plein de bonté. Mais comment procéder quand Tormod vit dans la confusion et que même son nom semble usurpé ?

Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit malade de Tormod, son passé ressurgit, douloureux, dramatique, révoltant. En effet pendant des décennies, l’église catholique écossaise a envoyé les « homers », ces enfant orphelins, comme Tormod, ou abandonnés, dans les îles Hébrides afin de servir de main d’oeuvre ou d’esclaves à une population extrêmement pauvre
Remarquablement écrit, ce roman, par le biais d’une enquête policière, dénonce un fait de société méconnu et proprement scandaleux

%d blogueurs aiment cette page :