Lelait-Helo, David – Je suis la maman du bourreau

Gabrielle de Miremont, riche aristocrate et catholique convaincue, exclut mari et filles de son univers dès lors que lui naît un fils. Il deviendra prêtre, ainsi en a-t-elle décidé, prêtre et donc sans autre femme dans sa vie qu’elle-même, il sera son prolongement, sa chair masculine, dans une relation exclusive et vertueusement perverse.
Quand, à 80 ans, Gabrielle apprend dans la presse que des actes de pédophilie ont été commis au sein de l’église, elle est furieuse et veut rencontrer le témoin victime de viols et le réduire au silence, mais le récit bouleversant et sincère d’Hadrien lui ouvre les yeux sur l’hypocrisie de sa propre vie.
Désormais son monde s’effondre puisque son fils était son monde et Dieu n’est plus puisque son fils L’incarnait
Gabrielle va alors parler à son fils, ce bourreau

L’écriture magnifique, la finesse, la justesse et des sentiments et la pudeur du propos sont les grands atouts de ce livre, toutefois m’ont gênée, outre d’innombrables redondances, cette vénération envers la riche aristocratie confite en dignité, dont l’acte le plus banal devient munificence, ainsi que ce mépris pour ceux qui n’ont reçu ni beauté, ni grandeur ni clinquant
On ressent chez l’auteur une évidente nostalgie des temps anciens pour autant bien sûr que l’on soit né privilégié

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