Ægisdóttir, Eva Björg – Les filles qui mentent

L’inspectrice Elma a intégré une petite équipe quand le corps d’une jeune femme, disparue sept mois auparavant, est découvert dans un champ de lave. On pensait que Marianna s’était suicidée, mais vu l’état du corps véritablement massacré, il s’agit bien d un meurtre. L’enquête doit donc reprendre à zéro, et d’abord revenir sur l’histoire de la victime, depuis son passé tragique, sa difficulté à être mère à 15 ans, sa solitude, ses incartades qui lui valurent le placement temporaire d’Hekla, sa fille, en famille d’accueil
En alternance, une jeune mère confie son rejet, son dégoût même envers son bébé, son amertume envers cette enfant qui la prive de sa liberté. Mais qui donc parle ici ? Marianna ou une autre mère ?

Par delà l’enquête, ce roman analyse les effets d’une maternité non voulue sur l’enfant, dont deux particulièrement : l’enfant peut aussi bien s’abriter derrière un détachement froid que s’établir dans un lien fusionnel maladif.
Ce roman avance au rythme de l’introspection, il nous offre ainsi le temps de comprendre les difficultés de ces mères trop jeunes, isolées et démunies. Enfin, il nous amène au constat que chaque mensonge coûte une vie.

Un grand merci aux éditions La Martinière et à Babelio pour cette lecture

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