Gain, Patrice – De silence et de loup

Suite au décès de sa fille Zora âgée de six ans, et au suicide de sa compagne, Anna accepte d’accompagner, en tant que journaliste bénévole, une équipe de scientifiques chargée d’étudier les risques liés à la fonte du pergélisol au nord de la Sibérie. Le grand atout d’Anna étant qu’elle parle couramment le russe.
Sacha, le frère d’Anna, s’est, quant à lui, retiré dans le sombre monastère des chartreux, espérant y rencontrer la paix et l’oubli.
Lors d’une promenade hors de l’enceinte du monastère, une dame lui remet un colis dans lequel Sasha découvre le journal de sa soeur. Elle y dit les tempêtes effroyables , le froid meurtrier, la violence des éléments et des hommes, les pièges de la banquise mais aussi ceux de la corruption et de la trahison, toutes souffrances au miroir desquelles Anna distinguera une vérité qu’elle se refusait à voir auparavant
L’immense peine qu’Anne fuyait en quittant la France pour la pays de la blancheur,, voilà qu’elle la retrouve, transformée, éclairée par la pureté des lieux, avec toujours cet homme prédateur de la femme et de la terre, toutes deux liées dans une même acceptation jusqu’à la révolte qui vous explose au visage, telles ces poches de gaz de méthane tapies sous la banquise, ou tel ce carnet d’Anna envoyé au frère
Un roman superbe et qui plonge dans l’essentiel, là où l’être privé de tout, raclé jusqu’ l’os, reste seul dans la lumière de la dure vérité

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