À la Une

Saule, Tristan – Mathilde ne dit rien

Mathilde est grande et massive, ancienne sportive ayant frôlé la notoriété, elle va où elle se doit d’aller, silencieuse et tranquille, ne craignant personne.
Sa seule peur, intime, est que le soleil ne soit mort et que les huit minutes restantes avant que le monde ne le réalise soient déjà entamées. Mais éteinte ne l’est-elle pas déjà, elle que des intermèdes du temps passé nous montre dans l’intensité d’un amour inconditionnel ?
Aujourd’hui Mathilde est travailleuse sociale. Elle aide au mieux les personnes à obtenir des aides financières vitales. Mais quand elle apprend la corruption et l’injustice pratiquées par ses collègues et cela alors que ses voisins spoiliés et risquant l’expulsion sont déboutés, elle se décide à prendre une voie qu’elle s’est toujours refusée, réveillant du même coup une ancienne blessure à la hanche

Un roman qui se lit dans une sorte de recueillement et la gorge nouée.
Un roman dont l’écriture s’accorde comme rarement avec son personnage et son thème
Un roman dont on ne peut parler sans lui faire de l’ombre et sacrifier son silence sacré