George, Elizabeth – Anatomie d’un crime

Pour les enfants Campbell, la vie est pavée de souffrances: un père abattu devant sa fille, une mère cloîtrée dans un hôpital psychiatrique, suivis d’une grand-mère dotée d’un mari alcoolique et qui, un beau jour, les dépose, tels des sacs poubelle, sur le trottoir de sa fille Kendra. Cette dernière, célibataire par choix, ne s’attend pas à un tel cadeau-fardeau.
Ness, 15ans, exprime sa révolte dans le sexe, la drogue et l’agressivité; Joël,12ans, protège son petit frère Toby perdu dans ce monde qui l’effraie.
Grand solitaire, Joël devient vite la proie d’une bande de loubards. Mais quand ces derniers s’en prennent à Toby, Joël, affolé, est prêt à tout pour éviter le naufrage mental de son petit frère
Si Kendra se soucie réellement de ses neveux, elle est cependant débordée par leurs problèmes qu’ils s’emploient d’ailleurs à lui taire, car telle est la loi des quartiers pauvres et malfamés

Un roman sublime, poignant, mais infiniment triste.
L’auteure, tout comme Kendra, entoure les enfants d’une immense, et impuissante, tendresse. Impuissante parce que leur blessure intime est si profonde, si indicible qu’elle ne eut s’exprimer que dans la rage l’effondrement ou le naufrage .
Quand le monde est violence, que faire de sa tendresse? Quand tout est désespoir, comment croire à une issue qui ne soit cruelle?

5 commentaires sur “George, Elizabeth – Anatomie d’un crime

  1. ta perception est donc différente des autres lecteurs – remarque c’est normal, tous les ressentis sont différents en fonction des personnes –
    toutefois, même si elle ne l’exprime pas de cette manière, ce sont quand même des pauvres qui se droguent, qui boivent, qui tournent mal dans son livre

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    1. Oui forcément puisque dans ce livre il n’y a que des pauvres. Parmi eux il y en a qui se droguent , boivent etc. et d’autres sont honnêtes et tout et tout. Tu prends un milieu de riches et tu auras la même proportion de salauds et de personnes correctes

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      1. tu as bien sûr entièrement raison, ce n’est pas mieux chez les riches, mais beaucoup d’autres lecteurs/lectrices ont eu une impression très négative dans la description de la famille – un certain racisme n’étant pas exclu – bon, nous ne nous convaincrons pas l’une l’autre, donc faut que je le lise, seulement je redoute un peu d’avoir une idée préconçue (ça c’est le problème quand on lit les avis des autres 😉

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  2. tu me donnes envie de le lire, bien que j’aie lu quelques critiques négatives à son propos = le cliché habituel, par exemple, que les pauvres automatiquement finissent mal – je devrais plutôt me faire mon idée personnelle, cela fait longtemps que je n’ai plus lu elizabeth george, dont les romans devenaient trop longs et donc inutilement compliqués

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