Colize, Paul – Toute la violence des hommes

Vukovar 1991 Alors que les serbes pilonnent la ville, le petit Nikola Stankovic, 8 ans, se réfugie avec ses parents dans les caves de la ville où il restera près de trois mois, affamé, glacé, terrifié par les terribles événements de la guerre qui le saisissent au plus intime de son être.
Bruxelles de nos jours. D’immenses fresques ultra-violentes émergent, au petit matin, sur des surfaces inaccessibles. Personne ne connaît l’identité ou le visage de cet artiste prodigieux, sauf le lecteur : il s’agit de Nikola, celui-là même qui est accusé d’avoir occis une jeune croate, Ivanka, à coups de couteau : les caméras l’ont repéré sortant de chez elle et ses chaussures sont imprégnées du sang de la jeune femme.
Confrontée au mutisme du jeune homme, la justice le place en EDS (Établissement de Défense Sociale) afin de déterminer si l’accusé est responsable de ses actes ou non. Ne pas l’être l’entraînerait en unité psychiatrique fermée, sans défense et sans terme, le pire donc. Sous ses allures de Folcoche, Pauline Derval, la psychiatre directrice de l’EDS, comprend vite que son patient, privé de mots, parle en peignant.

Avec sa langue toute en finesse, ses personnages complexes et contradictoires, comme nous le sommes tous, et son immense, son incomparable tendresse envers les hommes, Paul Colize signe ici sa plus belle oeuvre

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