Bakowski, Solène – Miracle

Quand, Laure âgée de 21 ans, apprend qu’un cancer lui mesure sa vie, tous ses espoirs d’avenir s’écroulent 
Mais en découvrant le voilier de son père perdu en mer, Laure se reprend à rêver : elle va restaurer ce bateau et traverser l’Atlantique seule
Pour recueillir les fonds nécessaires, elle poste un message sur les réseaux sociaux et voit s’élever une nuée d enthousiastes, dont le plus touché – le plus touchant – est le jeune Lucas hospitalisé pour un cancer avancé. Avec lui, Laure découvre le vrai sens de son entreprise et une amitié intense.
Au retour de son périple, elle apprend le prodige de sa guérison. Mais Laure, adulée parce que mourante, sera haïe parce que ressuscitée : Rage chez la mère de Lucas hélas décédé, stupidité, suivisme et une mélasse de frustrations fomenteront ce cocktail de haine qui s’abattra sur la jeune femme tel une tempête capable de la projeter à l’eau

Quel est donc ce Miracle dont se titre ce livre et qui, d’ailleurs, traverse l’oeuvre entière de l’auteure? C’est celui de pouvoir traverser la souffrance la plus noire et même y sombrer sans jamais céder sur sa ferveur à aimer.
Mais la douleur aspire à s’oublier dans une haine commune, dans une masse aveuglée de colère qui enfante le Mal à l’instar du cancer dont la prolifération engendre la Mort.
Afin de fréquenter les réseaux sociaux sans nuire, il faut sans doute, comme Laure, posséder le courage de demeurer seul et celui d’endosser toujours déjà notre part de culpabilité
Ce roman écrit avec sensibilité et poésie dispense la beauté rare des ces livres qui nous rendent meilleurs

2 commentaires sur “Bakowski, Solène – Miracle

  1. Ta réflexion sur l’appropriation d’une maladie est intéressante Niki ! Quant à la guérison de l’héroïne, nul n’en connaît la raison si bien que le titre « Miracle » peut être pris dans ce sens (bien que je ne sois pas d’accord avec cette vision)

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  2. un beau sujet, mais assez lourd aussi – le livre dit-il comment solène a été guérie du cancer ?
    (je m’insurge toujours un peu lorsqu’on approprie une maladie à quelqu’un – ce n’est pas son cancer, c’est un cancer, tout comme je refuse de dire mon asthme, mais de l’asthme) – d’ailleurs les psys le disent = ne jamais s’approprier une maladie, même une grippe – je sais ça paraît bizarre, mais c’est il paraît que tant que l’on parle au possessif d’une maladie, on se l »approprie et on ne guérit pas vraiment (dans sa tête notamment)

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