Nothomb, Amélie – Soif

Chère Amélie Nothomb,

Voici donc que votre maturité vous amène à repenser le calvaire du Christ, à le revivre depuis votre intériorité
Certes vous prenez quelques libertés avec les évangiles, ajoutant ou désignant comme erronées certaines phrases attribuées au Christ, mais pourquoi pas quand on sait que les évangiles sont des textes subjectifs et que la mémoire déforme forcément le dit (et non-dit) originel ?
J’ai aimé votre vision de l’incarnation, non pas l’extérieure, mais celle que vous appelez l’écorce, qui est écho empathique, vibration d’amour, soif comme reconnaissance anticipée envers le verre d’eau, envers la vie
La crucifixion vous horrifie. Cruauté contraire à l’amour, ce soi-disant sacrifice justifiera la violence des bourreaux comme la souffrance des sacrifiés sous la tutelle d’une religion abâtardie. C’est en quelque sorte une violence subie qui rachèterait la violence commise !
Quant à l’après-mort je ne vous y suis guère si elle consiste bien en une sorte d’autosatisfaction solitaire d’où tout désir, tout élan serait aboli.
Il n’empêche j’ai aimé votre livre, bien plus que ceux lus antérieurement, car si je vous connaissais spirituelle, je découvre aujourd’hui votre spiritualité

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